LA COUR DES COMPTES REMET LES PENDULES A L'HEURE.
Le mot de Fabien Bouglé, Directeur de publication chez Transitions & Énergies
Chers amis, chers lecteurs,Quelle semaine exceptionnelle pour la cause énergétique !En quelques jours seulement, deux événements majeurs viennent couronner des années de combats que nous menons tous ensemble, pour un mix équilibré, souverain et abordable.Je tiens à partager avec vous cette immense satisfaction : nos analyses, souvent contestées par le lobby des énergies intermittentes, sont désormais prises en compte au plus haut niveau de l’État et de l’Europe.Tout d’abord, le Sommet sur l’énergie nucléaire organisé à Paris le 10 mars dernier. Le président Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont parlé d’une même voix.Mme Von der Leyen a qualifié le recul du nucléaire en Europe d' « erreur stratégique » majeure. Elle a rappelé que la part du nucléaire dans l’électricité européenne est passée d’un tiers en 1990 à seulement 15 % aujourd’hui, exposant notre continent à la vulnérabilité des fossiles – une vulnérabilité cruellement mise en lumière par les tensions au Moyen-Orient.Le président Macron, de son côté, a réaffirmé avec force que le nucléaire est la clé pour concilier indépendance énergétique, souveraineté et neutralité carbone d’ici 2050.Puis, le 17 mars, le rapport tant attendu de la Cour des comptes est tombé comme un couperet salutaire. Après avoir scruté les dépenses publiques entre 2016 et 2024, les magistrats alertent : le soutien aux énergies renouvelables (éolien, solaire, biométhane) coûtera près de 87 milliards d'euros pour les prochaines années aux contribuables uniquement pour les engagements passés. La Cour pointe les sur-rémunérations persistantes, le manque d’efficience du système et surtout le risque d’explosion des coûts si rien ne change – un pic à plus de 8 milliards d’euros est même évoqué pour 2027. En clair : les intermittents ne sont pas la solution miracle que l’on nous vend depuis vingt ans ; ils sont chers, instables et lourdement subventionnés.
Ces deux informations ne sont pas de simples coïncidences. Elles confirment point par point ce que nous défendons depuis des années : le nucléaire est l’énergie de base fiable, décarbonée et compétitive dont la France et l’Europe ont besoin. Nous avions raison de dénoncer l’écologie punitive, les factures qui explosent et les promesses irréalistes des énergies intermittentes. Tout est confirmé jour après jour !À vous, chers amis et fidèles lecteurs, je veux dire simplement : merci.Votre confiance nous a donné la force de tenir le cap quand les vents étaient contraires. Ces validations venues d’en haut ne sont pas une fin en soi ; elles sont un encouragement à redoubler d’efforts pour la victoire finale.Continuons la bataille ensemble et continuez à nous soutenir en vous abonnant au magazine ou en l'achetant dans votre kiosque.
L’avenir énergétique de la France et de l’Europe se joue maintenant, et il passe par la vérité des chiffres et la clarté des choix.
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